La fonction de base principale.
Définition et orientation générale.
La fonction matricielle du code cosmique combine trois formules mathématiques de base. Ces formules permettent de comprendre la dynamique du changement et des mutations qui affectent les phénomènes naturels et culturels. Elles permettent ainsi de générer des applications algorithmiques qui respectent ces processus de changement. Fonction matricielle ne désigne pas simplement une opération mathématique, mais recouvre aussi le sens originel du terme «matrice», à savoir une fonction qui engendre, forme, donne naissance et contrôle le déploiement de tout ce qui existe. La découverte de cette fonction matricielle et des inventions qui en découlent sont les résultats de recherches antérieures menées dans le cadre des applications technologiques «TEXTE ↔ ANIMATION» d’Unima Logiciel.
La fonction matricielle du code cosmique vise d’autre part à résoudre un problème fondamental qui remonte aux origines de la science dans l’antiquité grecque : comment unifier les connaissances humaines autour d’un principe universel régissant tous les phénomènes de l’univers ? Comment réconcilier l’Un Absolu et le Multiple divers s’interrogeaient les premiers philosophes ? De Thalès de Milet, le premier penseur physicien au 7ème siècle ~ J.C., jusqu’à Einstein au 20ème siècle, en passant par Galilée, Descartes etc., c’est la même quête d’unification du savoir humain qui est en jeu.
La fonction matricielle du code cosmique se situe dans la ligne de cette recherche opérationnelle. Malheureusement, à l’époque de Descartes et de ses successeurs, Kant et plus près de nous A. Einstein, le développement des arts et des sciences n’avait pas encore atteint leur pleine maturité pour la réalisation d’un tel projet. Maintenant, c’est possible. Car, au lieu d’un déploiement spéculatif, ou limité à quelques applications techniques, l’ordinateur permet de convertir en processus algorithmiques ce qui jusqu’ici ne pouvait être développé qu’en termes logiques ou métalogiques ne pouvant aboutir qu’à des résultats scientifiques détachés de leurs processus opérationnels technologiques. Les objectifs scientifiques jusqu’ici tournées vers la recherche de connaissances pures peuvent aussi donner lieu à des applications technologiques immédiates et à des produits pouvant répondre aux besoins et attentes de l’Homme.
De plus, la science classique est recherche des causes. En effet, jusqu’ici, la recherche des causes tentait de remonter vers un Principe Universel Absolu, c’est-à-dire au-dessus de toute chose, capable de rendre compte de la diversité des phénomènes. Puisque le Cosmos est Un et que ses lois sont «universelles», il doit donc exister un principe générique gouvernant tous ces phénomènes : Dieu, l’Esprit, le Tao, la Matière Éternelle etc. Comment identifier l’Un Absolu qui contient tout, à travers ses dérivés Multiples ? Mission impossible. L’esprit humain, pris dans le déploiement Matière-Espace-Temps du code cosmique ne peut échapper aux conditions inhérentes à son mode de penser. Il faut donc renoncer pour le moment à trouver ce Principe hors du cadre espace-temps qui ceinture notre esprit. Car, les phénomènes cosmiques, naturels ou culturels, sont tous inscrits dans un cadre espace-temps qui leur est relatif. Il faut plutôt rechercher à l’intérieur du code cosmique, en tant que principe générique, ce qui est constant et se déploie dans le cadre espace-temps de la représentation humaine. Le principe recherché n’est pas extérieur aux phénomènes, mais est constitutif de leur nature en tant que substance, espace-temps. La fonction matricielle à circonscrire n’épuise pas le code cosmique et ne cherche pas à déduire le Principe Éternel et Absolu qui gère ce code cosmique. Il s’agit plutôt d’une fonction permanente et dynamique, à l’intérieur du code cosmique, que nous retrouvons dans tous les phénomènes et que nous pouvons formuler directement en langage mathématique et algorithmique.
La première formulation de base.
- Soit Qn1, une quantité d’éléments mesurables de type 1, c’est-à-dire purement quantitatif (quantitatif - quantitatif), déterminant les propriétés d’une substance quelconque.
- Soit Qn2 une seconde quantité d’éléments mesurables de type 2 c’est-à-dire à la fois quantitatif et qualitatif (quantitatif – qualitatif) liée à des fonctions qualitatives et dérivés de Qn1, déterminant principalement les relations combinatoires de Qn1 (mécanismes de gestion)
- Soit Ql1, Ql2 un ensemble d’éléments qualitatifs spécifiques de Qn1- Qn2.
- Soient Qn1 / Qn2; et Ql1 / Ql2 un ensemble de combinaisons Quantité ↔ Qualité de la substance.
- Soit ∑E/Y, ensemble dérivés des rapports Qn*Ql et réparti sur les différents éléments de cet ensemble ;
L’énoncé de base de la fonction matricielle du code cosmique s’établirait ainsi :
Ql1.Qn1 * Qn2.Ql2= ∑E/Y
Et on pourrait l’exprimer de la façon suivante :
La qualité quantitative des propriétés d’un phénomène quelconque détermine la quantité qualitative des relations d’ordonnancement constitutives de la nature du phénomène en question. L’ensemble des interactions quantitatives et qualitatives génère une résultante qui est à la fois produit de ces interactions mais en même temps intentionnalité finale déterminant en retour la fonction de chaque élément du système ou du phénomène en question. C’est la même chose que de dire que chaque élément du système concourt à la réalisation finale du phénomène résultat, et cela à partir d’une intentionnalité initiale et finale qui encadre la formation de ces éléments internes et qu’on retrouve dans ∑E/Y. Pour chaque élément quantitatif donné, il existe une fonction qualitative qui ordonne cet élément et lui attribue «son rôle» dans l’ensemble du système phénoménal. Nous entendons ici par intentionnalité la force cosmique (indéterminée jusqu’ici) en expansion qui traverse les processus d’ordonnancement quantitatif et qualitatif des propriétés d’une substance ou d’un phénomène quelconque et qui lui permet d’apparaître tel qu’il est, c’est-à-dire en tant que résultante de ces processus. Cette intentionnalité première détermine un «moment périodique» d’apparaître du phénomène dans son déploiement dans l’espace-temps cosmique.
Tous les phénomènes naturels, culturels ou cosmiques et tous les systèmes de la nature ou de la culture obéissent à ces mêmes lois des rapports quantitatifs et qualitatifs constitutifs de la substance des choses, tels que déterminés par la formule de base de la fonction matricielle. Le déploiement dans l’espace-temps ainsi que les autres catégories de la substance sont des extensions de cette fonction matricielle originelle. C’est le noyau de la matière première. La création de l’espace-temps et de l’expansion de l’univers cosmique sont effet de cette fonction matricielle.
Paramètres complémentaires.
À cette fonction matricielle de base, viennent s’intégrer d’autres paramètres complémentaires provocatrices des changements mutationnels. En voici quelques-uns.
- Le cadre espace-temps du déploiement des transformations, permettant de calculer la durée des processus de changement et leur extension dans l’espace.
- Associées au temps, l’intensité et la persistance de ces transformations permettant de calculer le facteur d’accélération des processus de changements.
- Associées à l’espace, la variation et la complexification des relations quantitatives et qualitatives au fur et à mesure que le phénomène se déploie dans l’espace, intégrant ainsi de nouveaux éléments quantitatifs et qualitatifs.
- Enfin, un facteur clé, déterminant la mutation elle-même et qui englobe tous les autres facteurs. Appelons-le : facteur de spécificité permettant de mesurer l’impact de spécificité des processus d’accumulation et de transformation. Il s’agit là d’une valeur qualitative qui distingue les processus de transformations simples de ceux qui vont aboutir à des changements radicaux de mutation.
Explications complémentaires.
Comment s’établissent les relations entre les divers éléments de la fonction ?
Soit :Ql1.Qn1 * Qn2.Ql2= ∑E/Y l’énoncé de base de la fonction matricielle
Ql1. représente des mesures qualitatives associées à Qn1 : Ce n’est pas n’importe quelle quantité de ressources que peut comprendre un système phénoménal. Il y a des seuils critiques à respecter pour préserver la nature de la chose et de ses propriétés intrinsèques. Ql1 détermine des écarts de «masse critique» quantitatif.
- Masse critique supérieure qui dépasse les capacités de gestion ou d’ordonnancement du système. Trop d’éléments quantitatifs cumulés – impossibilité de les gérer tous dans le cadre de l’équilibre initial. Le système éclate, se transforme et mute. Sinon, il devient dysfonctionnel.
- Masse critique inférieur qui ne fournit pas suffisamment de ressources ou de matériau pour la gestion interne du système ou du phénomène. Le système se dégrade, se décompose et tend vers l’autodestruction.
- Quantité appropriée, naviguant entre seuil minimal et maximal. Le système se maintient et performe autour de sa quantité moyenne normale.
Qn2 est la mesure quantitative de Ql2 Il détermine la quantité qualitative des paramètres de gestion qui maintiennent le système phénoménal en place. Il faut un équilibre entre les deux paramètres qualitatifs et quantitatifs de la fonction matricielle. Masse critique quantitatif et seuil critique qualitatif sont des mesures corollaires des fonctions quantitatives et qualitatives de la fonction matricielle.
Ql1.Qn1 forme un premier ensemble. C’est l’ensemble quantitatif par excellence mais déjà ordonné, orienté par les fonctions qualitatives Qn2/ Ql2.
Il y a en effet, un ordre qualitatif d’ordonnancement quantitatif qui donne sens, direction aux paramètres purement quantitatif Qn1/ Qn2 Le quantum est négativité, absence de détermination. «7» ne veut rien dire. «7 pommes» qualifie le nombre. Dans un phénomène ou un système quelconque toutes les quantités ne sont pas qualitativement égales. Les parties du corps de l’être humain n’ont pas la même valeur qualitative. Le cerveau, siège de la pensée et du contrôle du système nerveux est plus important que les bras ou les pieds. Cet ordre de spécification est géré par Qn2.Ql2 mais contenu dans la résultante finale ∑E/Y du système ou du phénomène.
Le chaos, c’est le bouleversement de cet ordre de spécification interne causé par l’irruption dans l’équilibre dynamique du système d’éléments externes venant perturber l’une ou l’autre «ressource». Quantité / Qualité sont des couples. Des perturbations internes liées à la dynamique propre des couples peuvent aussi bouleverser l’ordre de spécification et conduire à des déséquilibres et à des mutations d’état. Le «big/bang» du cosmos originel est probablement du à un processus de déséquilibre interne du noyau primitif provoquant des modifications quantitatives de certains éléments et l’impossibilité qualitative de maintenir les mécanismes de gestion de ce noyau…
La période chaotique constitue une phase de bataille directionnelle pour l’ordonnancement des séquences qualitatives. La mutation finale est effet chaotique, porte de sortie de la bataille directionnelle. Cette mutation peut être favorable ou non à l’intentionnalité finale contenue dans la matrice du code spécifique ∑E/Y du phénomène ou du système. La sélection naturelle écarte ceux et celles dont les mutations ne sont pas conformes ou adaptées à l’environnement qui leur est spécifique. Mais la sélection naturelle n’est qu’un moment cosmique dans le déploiement de la fonction matricielle du code cosmique. Il y a aussi et surtout une sélection cosmique qui traverse toutes les phases de déploiement de la fonction matricielle. Et cette sélection cosmique relève d’une toute autre intentionnalité que celle qui traverse la conscience intentionnelle de type humain.
Modèles de représentation de la fonction de base.
Modèle cyclique : l’histoire n’est qu’un perpétuel recommencement.

Modèle linéaire : l’histoire est cumulative et se développe en période de temps.
Exemple : le passage du mythe à la raison grecque.

Cette première formulation engendre des applications diverses et multiples.
Applications de base.
Le chemin matriciel du code cosmique.
Dérivée du premier principe d’accumulation quantitative et qualitative de mutation (Ql1.Qn1 * Qn2.Ql2= ∑E/Y), cette première application permet à un usager non initié aux manœuvres sophistiquées d’un logiciel de haute technologie d’obtenir une représentation concrète d’un processus selon les deux modèles cycliques ou linéaires de la fonction matricielle. Cela peut-être son histoire personnelle, ou nationale ou l’histoire d’un événement. Cela peut être aussi une représentation architecturale d’un phénomène ou d’un système quelconque. Il peut combiner les deux modèles pour mieux visualiser les résultats, intégrer des couleurs pour marquer les différences ou y ajouter des images à chaque fin de cycle ou de segmentation. Il peut ainsi animer son chemin critique en le faisant traverser par une sorte d’avatar représentant l’intention finale du chemin et qui grandit au fur et à mesure qu’il progresse. Il peut corriger le parcours de son avatar en modifiant les données quantitatives aux entrées des segmentations du chemin critique.
L’utilité de telles représentations varie selon l’intention de l’usager.
- Apprendre à mieux se connaître et à dégager les lignes de forces qui ont marqué son histoire personnelle ou celle de sa famille ou de son pays : (application historique et psycho-sociale)
- Comprendre un phénomène en analysant ses parties dans le cadre d’une représentation synthétique : (application didactique)
- Initier une recherche en combinant des éléments et propriétés constitutifs d’un phénomène afin de mieux percevoir dans le cadre d’une représentation synthétique les combinaisons et leur ordre cyclique ou segmenté. (application heuristique et scientifique)
Ces applications sont diverses et multiples. Cela se comprend. Étant donné que cette fonction matricielle appartient à un ordre cosmique universel, elle pénètre partout sous des formes diverses.
Le chemin matriciel de l’Histoire Universelle.
Ainsi appliquée à l’Histoire générale de l’Humanité, cette fonction matricielle fait apparaître une toute autre vision de l’histoire de l’Homme. C’est un nouvel outil de lecture de l’Histoire Générale. En effet, on a pris l’habitude en Occident de parler de l’Histoire Universelle et de la diviser en périodes de temps : Préhistoire, Antiquité, Moyen-âge, Renaissance et Modernité. La fonction matricielle montre que l’Histoire n’est que le déploiement de mutations transitoires entre un premier état de libération qui est celle du langage symbolique et de la pensée abstraite par rapport à l’instinct et à l’élan vital et que l’on s’en va vers une seconde libération qui est celle des pulsions du corps restées accolées aux instincts de l’animalité sauvage. Ces pulsions n’ont pas pu suivre le mouvement de transcendance qui a permis au langage abstrait de se libérer des directives de l’instinct cognitif à l’œuvre dans les autres espèces animales. Les périodes historiques conventionnelles ne sont que des accidents de parcours, liés à une vision plus idéologique que «cosmique».
Le chemin matriciel des technologies de mutation.
De même, si l’on applique la fonction matricielle du code cosmique au progrès technologique dans son rapport avec l’évolution sociale, on aboutit à une tout autre vision de la technologie[1]. Il faudrait introduire après la notion de technologie de rupture, celle plus quantitative et qualitative de technologies de mutation qui intègre et calcule l’apport de toutes les technologies précédentes et leur donne sens.
À un seuil critique quantitatif et qualitatif du progrès technologique et de l’impact de ces transformations sur l’évolution sociale, l’Humanité bascule vers un nouveau mode d’être et d’agir. Au fond, l’Humanité, espèce spécifique de l’élan vital et de la sélection naturelle biologique est maintenant en train de naître en tant qu’espèce «cosmique», harmonisant ses rapports avec lui-même et avec son environnement.
Il ne s’agit là ni d’une vision optimiste, utopique ou mystique, mais contraignante parce que dérivée d’un ordre universel se déployant partout dans l’univers cosmique. La période chaotique que nous traversons présentement témoigne des soubresauts des transformations en cours. La bataille directionnelle pour déterminer la résultante finale : ∑E/Y de la fonction matricielle déterminera en même temps, l’avenir de l’Humanité.
Exemple d’application : du mythe à la raison grecque.
Voici un exemple d’application qui pourrait servir de modèles pour toutes les autres applications. Dans l’exemple de représentation segmentaire, nous avons choisi de représenter le chemin critique matriciel et cosmique de la mutation transitoire qui a marqué le passage en Occident du mythe à la raison grecque.
Pourquoi ? C’est la mutation transitoire qui scelle l’ascension du langage symbolique né dans le mythe vers son apogée et son accomplissement dans la rationalité logique, philosophique et scientifique grecque. Depuis lors, cette rationalité conquiert de plus en plus d’espace «humanistique» entraînant avec elle son lot de technologies et de valeurs résiduelles. À son tour, cette rationalité arrive en bout de piste. Les nouvelles technologies de l’information (TIC) et les effets cybernétiques qui l’accompagnent remettent en question les limites de ce mode de pensée et proposent d’autres modèles de représentation. Ce sont là des technologies de mutation. Elles annoncent et préfigurent une seconde forme de libération cette fois-ci plus radicale que la première.
Deux autres fonctions complémentaires découlent de la première :
- celle qui concerne la conscience intentionnelle de type humain, comme moment de fracture du déploiement de l’intentionnalité cosmique :
- celle qui concerne l’Humanité en tant qu’espèce en devenir, comme terme final de la mutation en cours.
À différents niveaux d’évolution et d’organisation du déploiement du code cosmique, ce sont toujours les fonctions matricielles d’accumulation quantitative et qualitative de mutation qui gèrent les processus de transformation. Le temps est une mesure élastique. Quelque part l’Humanité devra assumer son destin.
[1] Le chapitre ( ) porte sur un nouveau concept «technologique» : les technologies de mutation.
