Les deux partenaires, père et fils, ainsi que leurs associés ont déjà obtenu un brevet pour leur concept qui vise à remplacer les mots d'un texte par des images animées compréhensibles pour n'importe quel observateur, quelle que soit sa langue. Le prochain brevet de leur entreprise, Unima, portera sur le système lui-même, un logiciel par lequel on pourra « écrire » des images au lieu de les dessiner. Il suffira de taper : la jeune fille ouvre le journal, elle regarde sa montre, une voiture passe... », pour voir la scène se dérouler sous vos yeux.
Lionel Audant, professeur de philosophie au cégep Garneau, veut développer une « grammaire » de l'image pour identifier des signes, des gestes, des symboles qui sont reconnaissables par tous afin de permettre aux gens de communiquer par l'image. « C'est la pensée en image, c'est comme ça qu'on pense et c'est par elle que les premiers hommes ont voulu s'exprimer », dit-il. Pascal, lui, enseigne l'informatique au mme cégep, et il est responsable de cet aspect de leur projet. Leur logiciel ouvre un champ d'application inédit. Ils pensent à l'écriture de films, à l'aide à l'alphabétisation, à des messages d'information pour les voyageurs.
« On annonce l'émergence d'une nouvelle forme d'écriture, conclut-il. On utilise déjà les Smilies et les Avatars dans les chats, pourquoi pas des personnages animés qui exécuteraient ce que les clavardeurs écriraient ? »
