En effet, en 2005, Unima Logiciel a engagé un spécialiste de la grammaire créole, pour initier une recherche TAL (Traitement Automatique du Langage naturel) pour évaluer les capacités du créole haïtien de permettre l'établissement de correspondances Texte – Animation.
Lors de sa mission d’exploration en Amérique du Sud, U|slic fut très bien accueillie en Bolivie. Cependant, le vice-ministre de la décolonisation s’est étonné qu’un projet pareil porté par des Haïtiens ne soit pas implanté en Haïti d'abord. Où est le créole a-t-il demandé ?
Il s’agit là d’une question politique certes, mais aussi technique. La Bolivie est un état plurinational composé de 35 communautés autochtones ayant leur langue particulière. Une loi bolivienne prescrit que chaque fonctionnaire du gouvernement devrait apprendre au moins deux langues autochtones.
Les modules créoles U|slic pourraient jouer le rôle de modules de référence pour la création de modules autochtones.
Si les Chinois disposent de l’art de la guerre dans leurs stratégies de tractations avec le partenaire étranger, les Haïtiens disposent eux de l’art du marronnage qui consiste à esquiver une question et à contourner les problèmes difficiles à résoudre. Cette élasticité interprétative du mode de pensée et d’expression du «créole marron» pourrait devenir un atout majeur s’il pouvait se convertir en capacité de recevoir des interprétations diverses, mais convergentes.
Unima Logiciel est intéressé à s’établir en Haïti à travers des partenaires responsables de l’implantation de U|slic. C’est la raison pour laquelle l’entreprise a décidé de participer au prochain colloque de l’Académie créole afin de faire vavoir le rôle que pourrait jouer le créole haïtien dans l’édification de cette nouvelle technologie d’écriture de représentation et de communication universelle.
